Le rôle des parlementaires bridé.

L’équilibre de pouvoirs est indispensable pour qu’une constitution démocratique digne de ce nom fonctionne. Cet équilibre est décidément rompu. Pour mieux comprendre pourquoi, un bref rappel de ce que sont ces pouvoirs :

  • le législatif (assemblée nationale et sénat, ou parlement) ;
  • l’exécutif (le Président de la République, le gouvernement (composé du premier ministre et de tous les ministres et secrétaires d’Etat)
  • le pouvoir judiciaire (les juges, l’instruction des procès… mais pas les procureurs qui, eux, relèvent du ministère public ou du ministère de la justice).

Les institutions de la 5ème République sont construites de façon à ce que ce soit l’exécutif (gouvernement et Président de la République) exerce tous les pouvoirs. Il dirige la politique, gouverne par ordonnances, à coup de 49.3 et lorsqu’il respecte la démocratie, il exige des parlementaires une discipline de fer ne permettant à aucun parlementaire de la majorité parlementaire de discuter le texte du gouvernement, encore moins, de voter ou ne serait-ce que d’approuver ou même commenter une proposition de l’opposition.

C’est ce que souligne dans cette intervention François Ruffin, lorsqu’il suggère que les parlementaires pourraient discuter ou voter un texte en considération de l’intérêt général, du bon sens… et non dans le strict respect des consignes émanant de l’exécutif.

Cette situation met une nouvelle fois en évidence l’impérieuse nécessité de changer ce fonctionnement absurde qui ne laisse aucune place au débat et donc à la démocratie.

Ajoutons que cet équilibre des pouvoirs était déjà bien fragile lorsque cette constitution a été écrite en 1958. Nous ne pouvons que constater que les choses ne se sont pas améliorées, bien au contraire.

Bien évidemment, il existe une alternative à cette pratique, il s’agit bien de changer ces institutions et les substituer par une 6ème République en convoquant une assemblée constituante qui aurait pour objectif de réécrire ces fonctionnements en rééquilibrant ces pouvoirs. Mais là, c’est un autre débat qui mérite d’être évoqué dans un autre article. Pour en savoir davantage sur cet aspect du programme, cliquer ici :

https://laec.fr/section/4/abolir-la-monarchie-presidentielle